Goma : COMUS RDC et le Réseau des Jeunes professionnels de l’eau et l’assainissement ont animé une conférence de restitution du congrès international tenu à Kigali en décembre 2023 sur l’eau et le développement

Colibri Multiservices (COMUS-RDC) et le Réseau des jeunes professionnels de l’eau et l’assainissement RJPEA ont convié les étudiants de l’ULPGL Université Libre des Pays des Grands Lacs à une messe scientifique le 25janvier à Goma, c’était en collaboration avec le comité estudiantin de cette institution universitaire.  Il s‘agissait  de la conférence de restitution du congrès international sur l’eau et le développement qui a été organisé à Kigali capitale Rwandaise du 10 au 14 décembre 2023. Ce congrès a été organisé par l’association internationale de l’eau IWA en collaboration avec le Gouvernement Rwandais  et  l’organisation Water and Sanitation Corporation Group (WASAC)

Sous la facilitation de Pascal Chirhalwirwa, Directeur Général de COMUS RDC, cette conférence de restitution a réuni plus de 50 participants au campus Salomon de l’ULPGL.

Objectifs de la conférence

La conférence de restitution du congrès de Kigali avait trois principaux objectifs à savoir :  partager avec les étudiants les expériences acquises du congrès international sur l’eau 2023, susciter une discussion réflexive sur la place des acteurs de la RDC dans les évènements mondiaux sur l’eau et l’assainissement, et enfin mobiliser les acteurs du secteur public, privé et humanitaire sur les questions de l’eau et l’assainissement.  C’était également un moment d’échanges scientifiques autour des opportunités, défis et perspectives dans le secteur de l’eau et l’assainissement pour la jeunesse congolaise.

Déroulement de la séance

D’entrée de jeu, le discours d’ouverture a été prononcé par le porte-parole des étudiants monsieur Merci  Tussi qui a invité ses pairs à suivre attentivement et activement cette séance.  

Dans son mot introductif après la présentation du programme de l’activité, le modérateur a souligné que la mauvaise gestion de l’eau peut être la source des tensions dans la société. Pascal Chirhalwirwa s’est adressé aux participants en ces termes : « Je prends juste l’exemple des tensions que la question de l’eau provoque dans nos familles respectives lorsqu’il y en a plus assez et que la quantité disponible est mal gérée. A partir de ce petit exemple je crois que vous avez une idée des problèmes que la mauvaise gestion de l’eau peut causer dans une société, dans une nation ou entre différentes nations ainsi qu’au niveau mondial. Je vous recommande donc d’aller beaucoup plus loin dans les réflexions en vue de trouver des moyens de prévenir et éviter les conflits qui pourraient naitre suite à la mauvaise gestion de cette denrée vitale »

Ensuite, les deux structures RJPEA et COMUS RDC ont été présentés brièvement à    l’auditoire avant les interventions relatives à la séance proprement dite de restitution du congrès de Kigali.

Benjamin Koko et Charmante Mwanga deux jeunes membres du Réseau des Jeunes Professionnels de l’eau et l’assainissement ont alors partagé leurs expériences vécues au congrès international de l’eau qui s’est tenu à Kigali au mois de décembre 2023.

 Benjamin a révélé avoir été impressionné déjà par la qualité même des personnalités présentes à ces assises venant de tous les coins du monde.

« Pendant les présentations, je suis resté sans mot au regard des avancées réalisées par d’autres pays dans le secteur de l’eau et l’assainissement, des innovations bien inspirantes pour moi » a dit Benjamin. Il a convié ses pairs à se projeter dans le secteur de l’eau et l‘assainissement pour contribuer au développement du pays.

De son côté, Charmante Mwanga également membre du RJPEA a dit que ça a été une grande surprise pour elle de voir un si grand monde réuni pour parler de l’eau et l’assainissement.

 « Je suis restée stupéfaite pendant les présentations en découvrant des grands projets dans le secteur de l’eau et l’assainissement et ça m’a donné aussi l’envie de créer ou innover dans mon pays.  C’était pour moi la première fois de m’exprimer devant un si grand public et donc une nouvelle expérience pour moi mais également une grande opportunité de rencontres et enrichissement de mon carnet d’adresses » a conclu Charmante Mwanga.  

Une participation active à travers  un jeu des questions et réponses.

A la grande surprise de l’assistance, il a été révélé pendant les échanges que la RDC avec son immense potentiel en eau n’a pas été représentée officiellement à ce congrès de portée mondiale. Les questions posées par les étudiants ont prouvé leur soif en information sur les diverses problématiques liées à l’eau présenté par les panelistes comme un enjeu économique, social, culturel, spirituel, scientifique et de développement. La curiosité des participants a porté également sur les projets possibles pouvant mobiliser les jeunes dans ce secteur et sur les possibilités de financements y relatif.

En termes de recommandations, le porte-parole des étudiants de l’ULPGL a appelé  ses pairs à orienter aussi leurs recherches dans le secteur de l’eau et l’assainissement. Merci Tussi leur a également demandé de saisir les opportunités entrepreneuriales actuelles dans ce secteur.

Au sujet du manque de représentation de l’Etat congolais au congrès, il a été recommandé au Réseau des Jeunes Professionnels de l’eau et l’assainissement d’user des moyens à sa disposition pour que le message parvienne aux autorités.

Fréderic Omega, Directeur des Programmes à COMUS-RDC et ayant pris aussi part au Congrès de Kigali Il a recommandé aux étudiants d’apprendre aussi la langue anglaise qui est actuellement utilisé dans les plus grandes rencontres au niveau International.  Monsieur Omega a signalé en passant que dans le cadre de son programme de formation professionnelle pour l’employabilité de jeunes, COMUS va lancer dans les jours à venir un programme des cours d’anglais.

A propos du congrès

Ce congrès est l’un des plus grands évènements sur l’eau dans le monde. Il réunit divers acteurs œuvrant dans le secteur de l’eau et l’assainissement pour présenter, discuter, informer sur l’évolution des enjeux mondiaux sur l’eau, les résultats de recherche, des projets innovants, des forums sur le financement, les sessions de travail. Le congrès faire donne la parole à des intervenants de divers horizons pour partager leur savoir et leurs expériences.

Ce congrès sur l’eau et le développement édition 2023 a été organisé sous le thème l’eau, l’assainissement et la résilience climatique, clés d’un avenir respectueux de l’eau et avait mobilisé 1000 congressistes venus des quatre coins du monde.

Dans son discours d’ouverture du congrès, le ministre Rwandais de l’infrastructure monsieur Jimmy Gasore s’était exprimé en ces termes : « face à la situation actuelle du changement climatique, nous sommes appelés à travailler ensemble et à définir des solutions pour protéger cette noble ressource qui est le moteur du développement à différentes échelles »

Abordant dans le même sens, le président de l’IWA Tom Mollenkopf avait déclaré que le changement climatique est le principal problème auquel sont confrontés l’approvisionnement en eau et l’assainissement. Il avait ainsi appelé les décideurs présents à une meilleure planification et à des approches flexibles pour construire des systèmes plus résilients.

L’accès universel à l’eau potable :

 Dans les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, notamment l’objectif 6,  on vise un accès universel et équitable à une eau potable sûre et abordable pour tous d’ici 2030. Ceci est loin de se réaliser selon Tom Mollenkopf.

Certains pays africains comme le Rwanda ont déjà atteint plus de 80% de la population qui a accès à l’eau potable contrairement à la RDC qui a encore un long chemin à parcourir dans le cadre des ODD des Nations Unies.

 Dans son adresse à l’occasion de la journée internationale de l’eau en 2020 , l’ancien ministre congolais des ressources hydrauliques a fait savoir que seuls 30% de la population congolaise accède à l’eau potable et que la RDC figurait sur la liste des pays à plus faible accès à l’eau au monde.        

A noter que la République Démocratique du Congo possède plus de 50% des réserves d’eau du continent africain mais malgré ce potentiel fabuleux, 33 millions de personne en milieu rural n’ont pas accès à de l’eau de qualité.

 Il sied de souligner que le Congrès de l’IWA sur l’eau et le développement de Kigali est le deuxième à être organisé en Afrique après celui du Kenya en 2013.

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